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Quelques nouvelles de nos filleuls

L’été de nos filleuls a été ensoleillé par des activités multiples, grâce à vos parrainages !


Des activités leur ont été proposées à la MDP : Ateliers cuisine à l’école FAV, ateliers couture, séances de ciné club, club de danse zumba, jeux au bord de la mer.



Puis les enfants ont pu participer à la colonie de vacances qui a eu lieu à Antsirabé :

  • Visite au bord de lac Tritriva et Pique – nique
  • Visite de la centrale hydrolique à Vinaninkarena Antsirabe
  • Grands jeux avec ateliers Théâtre, Animation et la Fête Finale avec Grand Repas


Avant la rentrée scolaire, les enfants ont reçu leur pack de fournitures scolaires, qui leur est remis en respectant la liste présentée par l’établissement scolaire.

A Madagascar, la quête du diplôme oblige à des jours de marche pour passer le BAC.
(source : extrait d’articles de presse – l’Express et Madagascar Tribune)

Ils sont 185 élèves en provenance d’un endroit lointain, à Tsihombe (Tuléar). Comme tous les autres candidats, ils veulent également passer leur Baccalauréat. 2015 Mais ils ont parcouru plus de 60 km pour rejoindre leur centre d’examen dans le district d’Ambovombe-Androy. Là ils sont accueillis et se regroupent dans un établissement public, se départageant ainsi une grande salle vide, ne contenant ni lit pour dormir, ni table pour réviser. Des conditions extrêmes car tout le monde est bien obligé de passer la nuit à même le sol. Chanceux sont ceux qui ont su apporter un petit matelas et des couvertures.
Mais il n’y a pas que cela. « Nous n’avons pas d’électricité », se plaignent quelques-uns d’entre eux. La nuit venue, place aux lampes torches pour certains, et des bougies pour d’autres…
La question est ainsi de savoir comment pourront-ils réussir dans de telles conditions? Hélas, c’est la situation dans laquelle sont obligés de vivre les élèves malgaches en quête de diplôme. Des candidates sont aussi livrées au même sort. Cette triste nouvelle se répand quand même rapidement sur les réseaux sociaux. Est-ce que cela aura une influence pour la prochaine fois ?

Tribune de Madagascar du 15/09/2015 annonce 25 % de réussite au Bac à Tamatave. (Par rapport aux présents à l’examen) Les résultats dans l’ensemble sont catastrophiques, certains lycées annonçant 0 % de réussite !

  • Environ 40 % des enfants de la Brousse ne sont pas scolarisés.
    (En ville la scolarisation primaire est un peu meilleure)
  • Plus de 50 % abandonnent en 6°.
  • La moitié de ceux qui restent n’aura pas le Brevet.
  • La moitié encore abandonnera avant le BAC qui sera réussi par 35 – 40 % en moyenne.

On arrive à 3 ou 4 % d’une classe d’âge qui aura un mauvais Bac. Devant le prix des études supérieures ou la simple inscription qui dépasse plusieurs mois de salaire d’un ouvrier, seuls les enfants de la classe aisée peuvent se permettre la faculté, ou les jeunes parrainés par les ONG.

Quelques réussites de nos jeunes :

  • José, qui commence son internat de Médecine à Tana.
  • Rado 5ème année de médecine à Tamatave.
  • Marius, 3ème année gestion tourisme à Majunga.
  • Linah , 2ème année de paramédical, future sage- femme.
  • Mario, BTS génie civil, 3ème année dans un institut d’ingénieurs à Tana.
  • Donatien, Master 1 et 2 à l’Ecole vétérinaire de Majunga.

Et puis tant d’autres qui se cherchent, qui peinent, pour qui étudier ne veut rien dire, qui redoublent, qui parlent seulement Malgache alors que les études secondaires et supérieures se font en Français…
Comment réussir à travailler quand on n’a pas d’électricité, pas de table, pas de chaise, qu’on dort sur une natte ou à 2 voire 3 sur un mauvais lit ?
Les filles « attrapent parfois le bébé », et disparaissent en brousse, ou traînent attirées par les lueurs de la ville.
On voit là que nos filleuls, même ceux qui ont eu des parcours de vie parfois dramatiques, sont un peu des privilégiés. Ecolages, soins médicaux, colis à plusieurs occasions de l’année, suivi scolaire, conseils, cours si nécessaires, informatique et bibliothèque, sorties et colonie de vacances…On leur offre les outils de la réussite, à eux de les saisir, sans céder à la facilité. On n’exige pas la réussite, mais l’effort, le sérieux, la présence, sont demandés comme condition au parrainage.

Le Covid-19 n’a pas de frontières et rajoute la maladie là où la misère et l’oubli font déjà des ravages.

« Terre des Enfants » poursuit et poursuivra la sauvegarde des enfants auxquels nous venons en aide.

Nous comptons aussi sur l’aide de chacun d’entre vous pour avoir les finances nécessaires pour soutenir notre effort, maintenant que nos manifestations ont été annulées, maintenant que certains donateurs ont d’autres priorités à gérer.

Nous avons besoin de vous et nous espérons que vous puissiez répondre présent par un don, aussi modeste soit-il. Chaque geste protège un enfant et apporte à chacun une grande fierté.

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