Menu Fermer

Burkina Faso

Le Burkina Faso compte environ 75% d’analphabètes, les plus déshérités étant les femmes et les ruraux. Terre des Enfants, a pendant une vingtaine d’années, œuvré pour la scolarisation des enfants, avec d’abord des parrainages de petits villageois, qui allaient à l’école d’un village voisin, hébergés par des logeurs. Puis nous avons construit une trentaine d’écoles, assorties de 3 logements de maîtres (pour les motiver à rester dans leur poste). Nous avons collaboré avec les villageois, leur avons remis les bâtiments, et des centaines d’enfants ont pris chaque année le chemin de l’école, leurs maîtres étant nommés et salariés par l’état.

Nous avons aussi soutenu des actions visant la formation des filles (comme au CSPS de Dédougou où elles sont alphabétisées, ou au Collège technique féminin de Kaya) ou la réintégration de jeunes en rupture (jardiniers de Dédougou).

D’importants organismes sont enfin arrivés vers 2002 dans la zone où nous travaillions (boucle du Mouhoun, alentours de Kaya) pour financer des écoles.

Nous avons pu nous réorienter dans le sens de notre charte :

         considérer l’enfant le plus en souffrance,

         partir de ses besoins, trouver des solutions,

         généraliser ces solutions à un plus grand nombre.

         Nous nous sommes intéressés au petits avant l’école : pour ceux qui n’y entrent jamais, car leur vie a pris fin bien avant…

         Nous avons de plus en plus pris en compte les besoins vitaux et spécifiques aux enfants :

Survivre à la mort de sa maman

La mortalité infantile avant 1 an avoisine 16 pour 1000 (contre moins de 3 sous nos latitudes), la mortalité maternelle 1000 pour 100 000 (9 pour 100 000 dans les pays développés).

Survivre au sida : disparition de ses deux parents, séropositivité

Manger à sa faim

Au total, la mort de la moitié des 26 000 enfants de moins de cinq ans qui disparaissent chaque jour est imputable à la malnutrition. Chacune des quatre maladies qui emportent le plus d’enfants : le paludisme, la rougeole, les infections respiratoires et les déshydratations diarrhéiques ne sont mortelles que si elles surviennent sur des organismes affaiblis par des apports alimentaires insuffisants en quantité et en qualité.(source : Claire Brisset défenseure des droits des Enfants)

Grandir dans une famille

 

Vivre comme un enfant : aller à l’école, être formé

Les statistiques montrent au Burkina Faso une progression de l’alphabétisation de 17,83 à 28,7 entre 2003 et 2007 ; mais elle reste notoirement insuffisante.

Réussir ses études secondaires

Tout en maintenant la priorité sur l’éducation pour tous, les pays doivent adopter une approche globale, en prêtant un surcroît d’attention à l’éducation post-primaire. (source Banque mondiale)

Le collège n’est pas accessible à plus de 25% des élèves fréquentant le cycle primaire

Réussir son cycle primaire

Une amélioration radicale de l’éducation constitue un préalable à l’établissement d’un niveau de croissance durable suffisamment élevé pour réduire la pauvreté et aider à l’instauration de sociétés plus intégratrices, démocratiques et équitables. Dans l’histoire, il n’y a pas d’exemple de pays qui soient parvenus à cela avec des taux d’alphabétisation des adultes et de couverture de l’enseignement de base aussi faibles que ceux affichés par la majorité des pays d’Afrique subsaharienne. Pour répondre à cet état de fait, il reste à la plupart des pays d’accroître l’accès à l’éducation primaire, surtout pour les pauvres et les populations des zones rurales. Cela dit, le faible niveau de qualité de l’éducation est, dans l’ensemble des pays, le facteur essentiel qui fasse à lui seul obstacle à la réalisation des objectifs d’éducation pour tous et à la possibilité pour les pays de s’intégrer comme il faut à l’économie mondiale et de tirer parti de la révolution du savoir et de la technologie.(source banque mondiale).  

Promotion féminine

Les filles restent la population la plus défavorisée notamment en matière d’éducation : l’inscription des garçons varie de 23 à 49 %, celui des filles par contre, seulement de 13 à 31%.

Le faible niveau d’éducation des femmes qui caractérise l’Afrique subsaharienne est particulièrement préjudiciable à trois égards : 1) pour la croissance économique globale, sachant que l’éducation des femmes a un impact positif au niveau, par exemple, de la productivité agricole ; 2) dans l’optique d’une répartition de cette croissance qui soit favorable aux pauvres, si l’on considère que les femmes figurent parmi les catégories de population les plus pauvres et que l’éducation constitue, pour ce groupe, l’atout le plus important qui soit ; et 3) pour assurer de meilleurs niveaux de santé et de nutrition, la prévention du VIH/SIDA et la réduction des taux de fécondité.(source : banque mondiale)

Santé

Aides matérielles diverses

Nos appuis

Que faire ? Toutes ces vies gâchées pourraient être évitées, il suffirait de consacrer 1% de tous les budgets militaires des pays industrialisés pour éradiquer complètement ces situations intolérables. (source « Les droits de l’enfant »).

Mais si je ne le fais pas moi-même, en consacrant un peu de mes revenus, de mes cigarettes, de mes loisirs, comment reprocherais-je aux états de ne pas le faire ?

Donnons leur l’exemple !

Bien des sommes consacrées par les états à la coopération sont gaspillées, détournées, reviennent dans les pays développés (salaires d’expatriés, véhicules et bureaux coûteux… comptes en banque des dirigeants corrompus, opérations de prestige…) et ne parviennent pas aux véritables destinataires.

TERRE DES ENFANTS garantit l’emploi des sommes reçues et engagées, avec moins de 5% de frais de fonctionnement et des compte rendus réguliers, un contact direst avec les responsables géographiques.

Donnons leur l’exemple !

Notre projet est de faire de chaque nouvel enfant un nouveau projet expérimenté avec les précédents. « DU petit qui pleure aux petits qui chantent, DU petit qui souffre à des centaines d’enfants soignés, DU petit qui a faim, aux centres nourriciers. La voie est facile. ». (notre charte ).

Avec vous !

Survivre : la naissance et les premières années

Que faisons nous ?

Devant la pression de la pauvreté qui décime les jeunes enfants, nous avons mis en place une aide sociale directe, et chaque fois que c’est possible nous favorisons le maintien dans le milieu familial.

Soutien aux bébés orphelins dans leurs familles

Dédougou, CSMI des sœurs St Joseph depuis 25 ans (4 574€ annuels) :

Distribution de lait aux bébés qui viennent de perdre leur maman en formant la grand’mère, la tante qui s’en occupe, à préparer un biberon « sûr », en le suivant chaque semaine puis chaque quinzaine ; rénutrition : chaque jeudi les enfants repérés à la PMI viennent avec la personne qui s’en occupe pour une démonstration de préparation d’une bouillie nutritive avec des aliments locaux.

Nouna : Groupement féminin Yiriba Lili (« racines du grand arbre ») s/c dirigé par Colette Kouda (2 000€ annuels depuis 4 ans).

Les bébés survivent à la mort de leur maman, grâce à la création du groupement féminin Yiriba Lili qui assure la distribution de lait aux orphelins, le soutien des jeunes mamans à la maternité et au CREN (centre de rénutrition et d’éducation nutritionnelle).

De plus en plus d’orphelinats s’ouvrent dans le pays pour accueillir en urgence des bébés :

Nous apportons un soutien financier:

– Orphelinat Bobo Dioulasso depuis début 2008 (9 000€ annuels plus les parrainages ): Prise en charge de bébés de 8 à 12 mois, en situation critique et refoulés des pouponnières, préservation du lien familial et retour en famille organisé.

– Plusieurs orphelinats à l’occasion de visites à Guié, Josheba, Yako, Boulsa, Réo

– Nous soutenons les enfants accueillis à Nouna par Mme Gnifoa,

Soutien en matériel par envois de couches lavables, vêtements, médicaments, lait, javel et stérilisation de biberons en pastilles, jouets : m3 dans des conteneurs, bagages des parents adoptifs et des responsables.

Nous posons un œil attentif sur les conditions de vie des enfants : soutien en formation, et des rapports ont été faits au ministère de l’action sociale quand il a fallu les alerter sur des situations d’urgence (Un cœur pour Tous a été fermé).

Dans les villages, les conditions de la naissance sans personnel qualifié, sans hygiène, l’éloignements des centres de santé, provoquent beaucoup de pertes : nous avons financé la construction de plusieurs maternités villageoises comme à Niémé, Fakouna, et de maternités intégrées à des dispensaires comme à Dara, Lekuy, Moussankuy.

Les sages femmes sont nommées et rémunérées par l’Etat burkinabè ; les suivis maternels et les accouchements sont gratuits ; les sages femmes suivent ensuite la croissance des enfants jusqu’à 5 ans.

Les villageois se sont beaucoup engagés pour ces constructions, en contribuant en main d’œuvre, ou en complétant l’équipement, construisant des latrines, etc.

Que pouvez vous faire ?

Parrainer en choisissant votre engagement : un bébé, un orphelinat, soutenir les constructions dans les villages qui en font la demande (création ou agrandissement) en menant des opérations de collecte. Faire un don ponctuel pour l’achat de lait infantile.

Comment faire ?

Montant du parrainage : 25€/ mois ou 75€/trimestre par virement.

Nous adresser un mail ou un courrier à l’adresse du Siège comportant votre vœu. On vous proposera en retour le dossier de l’enfant.

Nous adresser un mail ou un courrier à l’adresse du Siège ou à : benovie.tde@orange.fr, avec votre proposition d’action (collecte, concert, soirée dansante, vente aux Puces… ) On vous répondra en retour.

Survivre au sida : malgré la disparition de ses deux parents, séropositivité

Que faisons nous ?

Nouna Aide aux séropositifs et malades du sida s/c Association Kanu en 2006 et 2007

par des subventions :

Pour l’aménagement du siège social qui ; peut alors recevoir des aides publiques, accueillir du public pour diverses sensibilisations ; accompagner les malades à partir du dépistage jusqu’au soutien social (distributions de vivres, de médicaments..), organiser des groupes de parole.

Pour organiser la production de culture maraîchère (soutiens alimentaires, réhabilitation).

Nouna est l’une des localités bénéficiant maintenant de traitements abordables, car on y trouve un laboratoire capable d’accompagner les traitements.

– Au dispensaire des sœurs franciscaines de Boulsa : financement de traitements médicaux palliatifs pour les malades du sida.

A l’heure actuelle, les malades peuvent être dépistés, ils bénéficient de traitements abordables.

Tentative de financement de lait pour enfants de mères séropositives pour préserver les enfants de la transmission du virus. Mais le poids de la société est très lourd à assumer pour des femmes qui sont supposées allaiter leur enfant…

A Nouna, parrainages de plusieurs enfants scolarisés :

– l’un est séropositif comme toute sa famille ; le parrainage a permis de le soigner avant que les traitements ne deviennent accessibles ; aujourd’hui la situation matérielle de la famille s’étant améliorée, le parrainage est transformé en épargne pour faire face à l’avenir ( études, décès du père…) .

– Deux autres sont orphelines du sida, et élevées par des proches. Elles ont été repérés à l’école primaire, qu’elles allaient abandonner et font aujourd’hui une très bonne scolarité.

Que pouvez vous faire ?

Parrainer un enfant pour lui permettre de vivre en famille, aller à l’école, et le soutenir par des échanges de courrier.

Comment faire ?

Montant du parrainage : 25€/ mois ou 75€/trimestre par virement.

Nous adresser un mail ou un courrier à l’adresse du Siège ou à : benovie.tde@orange.fr, comportant votre vœu. On vous proposera en retour le dossier de l’enfant.

Grandir dans une famille

Que faisons nous ?

Le parrainage permet de maintenir l’enfant dans son milieu familial, d’être nourri, soigné, d’aller à l’école (lui et sa fratrie).

 

A Nouna : 16 filleuls S/C Groupement féminin :

Depuis 2004, ils sont une suite au soutien de certains bébés orphelins de mère : pour les uns le papa est parti et c’est la grand’mère qui s’en occupe ; pour deux couples de jumeaux le papa est décédé et plusieurs personnes (enfants ou grands parents sont à charge), pour un autre la maman est célibataire etc.

Parrainages d’enfants scolarisés : malades ou orphelins du sida, enfants mendiants, tous en difficultés sociales durables.

Colette Kouda propose les dossiers, distribue mensuellement les parrainages, transmet des nouvelles et des photos des enfants.

Que pouvez vous faire ?

Parrainer un enfant pour lui permettre de vivre en famille, aller à l’école, et le soutenir par des échanges de courrier.

Comment faire ?

Montant du parrainage : 25€/ mois ou 75€/trimestre par virement.

Nous adresser un mail ou un courrier à l’adresse du Siège ou à : benovie.tde@orange.fr, comportant votre vœu. On vous proposera en retour le dossier de l’enfant.

Œuvre d’Adoption : Accueil aux Enfants Du Monde

Nous avons obtenu en 2006 notre agrément comme Organisme Agréé pour l’Adoption avec notre branche Accueil aux Enfants du Monde, et grâce à la reconnaissance de notre œuvre humanitaire, pour trouver des familles pour les enfants « socialement  inacceptables». Les enfants proposés sont proposés par le Ministère de l’Action Sociale, selon la convention de La Haye.

Les dossiers sociaux montrent que les enfants sont orphelins ou ont été abandonnés, tous en danger vital : la coutume n’accepte pas les enfants nés hors mariage, car l’enfant appartenant à la famille paternelle, celui d’une fille-mère n’a pas sa place dans la société villageoise.

A la charge des parents 100€/mois de pension + frais d’adoption. Nous assurons les informations et la sélection des couples candidats ; la transmission et le suivi du dossier ; la préparation et l’accompagnement des couples ; constitution du dossier médical, visites et préparation des enfants ; le soutien des orphelinats (financier, matériel) et du fonctionnement du Service.

La synergie entre TDE et Accueil nous a permis de salarier Georges Kouda, après 8 ans de bénévolat, pour notre plus grande satisfaction : il s’est complètement impliqué parce qu’il est un convaincu. Ses missions : compléter et transmettre les dossiers, faire les examens médicaux, visiter et photographier les enfants, gérer les pensions, accueillir, héberger, véhiculer et encadrer les couples ; et enfin être un représentant reconnu au ministère où son expérience d’éducateur le fait solliciter dans diverses commissions. Il a été le premier président du collectif des OAA internationaux oeuvrant au Burkina Faso.

Depuis 2007, 11 enfants, ont été intégrés dans leur famille, à l’école, sont en pleine santé et bénéficient de l’amour et de l’attention de leurs parents, entourés de toute une large famille. Des dossiers de couples sont en attente, régulièrement des enfants nous sont proposés.

Vivre comme un enfant : aller à l’école, être formé

Que faisons –nous ?

Terre des Enfants s’est engagée dès ses débuts dans l’éducation de base, pour le développement villageois par les constructions d’écoles et logements de maîtres dans la boucle du Mouhoun, et la région de Kaya : une trentaine de villages de brousse comme Bouni, Barsalogho, Dara, Kamiankoro, Kerena, Lekuy, Moussankuy, Tatuku….

– Dans une première période, sous l’impulsion donnée par Thomas Sankara dans les années 1986/87, les bâtiments étaient construits rapidement en banco, matériau local en briques crues ( ailleurs appelé pisé ou torchis). Leur durée de vie étant d’une dizaine d’années, il a fallu les reconstruire en parpaings, en réutilisant les menuiseries métalliques. La construction des logements, qui sont assez attrayants, attire dans les villages de brousse des instituteurs habitués au « confort » de la ville. Environ 25 000€ étaient engagés par réalisation pour réussir la scolarisation primaire de plus de 150 enfants par école et par an.

– Peu à peu nous avons appris à travailler avec les partenaires, les villageois qui avec une sensibilisation, participaient à la construction de leur école en fournissant la main d’œuvre non qualifiée, en apportant les agrégats, l’eau (rôle féminin).

Savez-vous que les parpaings ne sont pas fabriqués en usine puis transportés sur place, mais faits à la main : on mélange à la pelle du ciment, du sable et de l’eau, puis on moule et on laisse sécher, quelle main d’œuvre….

Un contrat était signé entre l’entrepreneur, les responsables villageois et Terre des Enfants, suite à une grande réunion. Une association de parents d’élèves prenait en mains le suivi de la construction, puis la gestion de l’école : la construction étant décidée avec l’accord des autorités, les maîtres sont nommés et rémunérés par l’état. Chaque inauguration d’école était l’occasion de réjouissances, ce qui participait à la sensibilisation en faveur de la scolarisation.

Dans certains villages, une association de mères éducatrices s’engage à scolariser les filles, à donner priorité au travail scolaire, et même à organiser une cantine.

– Par la suite, 2 jardins scolaires étaient installés à Bouni puis à Moussankuy dans deux buts : intéresser et éduquer les enfants, leur procurer des compléments alimentaires. Celui de Moussankuy a été financé et installé avec l’aide d’une groupe de jeunes du Foyer Socio Educatif de Vergeze (30) qui ont effectué un séjour mémorable en 2002. Celui de Bouni a été couronné de succès avec la première place de la classe de CM2 aux résultats de l’entrée en 6ème et au CEPE.

Il faut reconnaitre que la poursuite de cette activité dépend de l’implication et de la perennité des maîtres de l’école. Mais les investissements (clôture, puits, outillage) ont été amortis dès la première année en matière d’amélioration des conditions de vie des enfants.

Cette éducation primaire, a donné des résultats en scolarisant des enfants en masse (entre 100 et 150 enfants par école de 3 classes). Les représentants de Terre des Enfants, comme les inspecteurs de l’enseignement de base, veillent à l’inscription des filles qui demande une constante sensibilisation (leur nombre reste inférieur pourtant à celui des garçons).

Quelles suites sont données ?

Pour construire des écoles, des organismes importants sont arrivés dans la zone, financés par les projets liés aux Pays Pauvres Très Endettés, des ONG d’autres pays ( Japon, Italie, Etats Unis, Allemagne…). Nous nous sommes alors réorientés vers une approche individuelle et qualitative de l’enseignement.

Réussir ses études secondaires pour aider à la promotion de son village et enrayer la désaffection pour l’école primaire

Que faisons nous ?

Le Foyer de Nouna

Construction :

Soutien annuel Montant 45 737€ par an.

La scol arisation de base est nécessaire pour donner une chance aux enfants de maîtriser leur avenir : on y apprend les savoirs essentiels, le français, mais aussi l’hygiène ; les filles y ont leur place et l’on sait que le contrôle des naissances, la baisse de la mortalité infantile passent d’abord par l’éducation des filles. Enfin, comment exercer son droit à la démocratie, sans savoir lire ?

Mais pas suffisante : les meilleurs élèves des villages échouaient massivement dans leurs études secondaires, et on a commencé à voir une désaffection pour l’école dès le primaire, puisqu’elle ne menait pas à un métier, le but ultime de nombreuses familles.

Le village, la région, le pays, ont besoin d’adultes qualifiés, pour être acteurs de l’éducation, du développement, la lutte contre la pauvreté, la « fracture numérique », et ce qu’on peut appeler la « fracture de communication ».

Notre actuel responsable local, Georges Kouda, était un instituteur dans un petit village, Bouni, où nous l’avons d’abord aidé à faire un jardin scolaire, avec pour résultat la première place de la province au certificat d’études et entrée en sixième pour les élèves de sa classe. 

Georges a reçu les plaintes et l’inquiétude des parents de ses élèves, très défavorisés par rapport aux citadins : sans internat ils devenaient des « SDF » car en l’absence d’internat ils étaient hébergés chez des logeurs qui leur donnaient toutes les tâches ménagères ; sans électricité, ils ne pouvaient faire leur travail scolaire et ils ne tardaient pas à quitter d’abord cette maison, ensuite leur collège.

Il a cherché des solutions et il nous a alors proposé la création d’un Foyer, pour héberger et soutenir des élèves du secondaire venant des villages. Il a vu le jour à Nouna en 2002, dans une loc tion pour faire un essai, et devant les résultats encourageants des enfants, en 2003 il était bâti sur un terrain donné par la municipalité.

Dans le Foyer, qui accueille une cinquantaine de garçons et de filles, il a su instaurer un fonctionnement coopératif, qui responsabilise les enfants, issus de différentes ethnies, pratiquant diverses religions, leur permet de vivre ensemble, avec peu d’encadrement, les sensibilise au partage au-delà de la famille, en fait une « pépinière » : ceux qui ont réussi grâce au Foyer de Terre des Enfants et qui ont dans leur projet de vie de continuer l’œuvre pour d’autres enfants. Dès le début nous avons voulu aller vers l’auto financement dont les activités apportent aussi des formations pratiques (tant agricoles qu’intégrant les technologies utiles dans une région peu dotée). Des élèves de la ville bénéficient aussi au Foyer qui leur est ouvert, de la lumière, tableaux, bibliothèque…

Résultats :

Les élèves achèvent leurs études (la plupart ont eu le BEPC) et formations, et aident en retour le Foyer (dons, soutiens, encadrement…) Réussite aux examens depuis 2003 : 1 garçon et 1 fille maçons, 1 mécanicien ; 2 instituteurs, 1 infirmier, 1en formation d’instituteur ; mais nous avons 5 bacheliers qui sont devenus étudiants (histoire, lettres modernes, langues, informatique, gestion).

Nous ambitionnons de donner une formation complète aux enfants en leur faisant pratiquer l’informatique et la photo mais surtout l’agriculture, l’élevage, car le pays manque de bons techniciens et en ne leur faisant pas mépriser ces métiers.

Les ressources :

Parrainages collectifs pour : santé, scolarité, matériel scolaire, nourriture ; frais d’examens et concours.

Parrainages individuels seulement pour les études et formations supérieures ; culture d’un champ par les étudiants qui contribuent à leurs frais de vie.

Autofinancement par activités rémunératrices et formatrices :

Création en 2006 d’un secrétariat, saisie informatique, photo, photocopie, papeterie.

Service rendu à la clientèle et pratique de diverses techniques Rapporte 3 000€/an

La Direction de l’Elevage s’est engagée avec une forte subvention pour un élevage d’animaux d’embouche qui débute en janvier 2010 : élevage d’animaux à vendre sur le marché, et à consommer en partie.

Suite en cours :

Forage, activités de culture et élevage.

Aide à la construction de Foyers pour faciliter la poursuite des études dans le secondaire : à (en cours).

Que pouvez-vous faire ?

Vous engager pour un parrainage collectif au Foyer ( des parrainages individuels suscitent des jalousies entre les enfants).

Cibler votre don pour financer : des livres scolaires, des trousses scolaires pour les enfants du Foyer, le renouvellement du matériel : moustiquaires, couvertures, outillage pour le jardin, téléviseur, lecteur de DVD.

Comment faire ?

Nous adresser à l’adresse du Siège un chèque comportant le but de votre don et vos coordonnées complètes (pour l’accusé de réception et le reçu fiscal).

Ou nous adresser un virement et simultanément par mail au Siège ou à : benovie.tde@orange.fr, vos coordonnées complètes (pour l’accusé de réception et le reçu fiscal).

Lutte contre l’abandon scolaire, l’échec scolaire

Que faisons nous ?

Nous avons contribué à augmenter la quantité d’enfants scolarisés, celle des diplômés au Foyer est encourageante, tout cela se mesure, mais la qualité de la scolarisation ne pouvait pas échapper à notre responsable local instituteur, toujours lié à l’inspection de l’enseignement de base.

De nombreux enfants, soit n’accèdent pas à l’inscription scolaire, soit abandonnent trop vite. Les difficultés sociales, la grande pauvreté sont des causes majeures, pour des familles qui n’ont pas 1 000FCFA (1,50€) pour inscrire leur enfant, et encore moins ce qu’il faut pour acheter un cahier, un crayon (on a vu des enfants sortir de la classe au moment de la dictée). Mais aussi l’enseignement de masse forcément magistral, répétitif, avec des classes surchargées ( autour d’une centaine par classe dès le CP) l’ impossibilité de redoubler, la difficulté d’apprendre dans une langue inconnue- le français-, laissent trop d’enfants en échec.

En 3 étapes avec EDEN, nous nous efforçons de lutter contre l’exclusion et l’échec scolaires :

– La prise en charge d’enfants déshérités et en danger : les petits mendiants-guides d’aveugles et handicapés qui y seront alphabétisés et formés, les plus jeunes d’entre eux sont intégrés à l’école publique avec un parrainage;

– un accueil préscolaire pour préparer la scolarité des enfants de familles déshéritées (éveil, apprentissage du français, des savoirs de base, intérêt pour la scolarité…);

– troisième étape : le soutien et le rattrapage scolaires.

La construction de EDEN voisin du Foyer  avec une salle polyvalente, des ateliers artisanaux, une boutique d’exposition va permettre la mise en œuvre. Les locaux seront polyvalents : scolarisation, mais aussi sensibilisations (santé, hygiène, éducation, droit des enfants …) et location rémunératrice pour des séminaires et réunions.

Nous avons besoin de mettre en place le maraîchage, l’agriculture, l’élevage : activités formatrices, encadrement assuré par un technicien agricole.

Elles sont indispensables pour les petits mendiants qui n’apprennent que la rue en accompagnant l’infirme et seront livrés à eux même à plus ou moins long terme. Indispensables aussi pour les futurs diplômés qui sortiront du Foyer avec une formation plus complète et pas seulement intellectuelle.

Indispensables pour assurer la sécurité alimentaire : sortir des enfants de la mendicité ne peut se faire qu’en les nourrissant ainsi que l’adulte dont ils sont la ressource. Accueillir des enfants doit être accompagné d’un complément alimentaire (ventre affamé n’a pas d’oreilles).

Un forage en cours de projet va permettre d’assurer : accès à l’eau potable, irrigation, culture, nous sommes en partenariat avec MICROFEL, et nous avons déjà obtenu une subvention du Conseil Général du Gard.

Compléments : Apprentissages artisanaux avec des productions n’existant pas dans la province, comme les cuirs, le tissage de sièges : 3 moniteurs sont déjà formés.

Alphabétisation : organisée pour éduquer les enfants mendiants, d’autres publics seront touchés. Après 2 ans d’exercice, des salaires seront versés par l’état aux enseignants.

Que pouvez-vous faire ?

Vous engager pour un parrainage collectif pour nourrir les enfants à la cantine à midi.

Cibler votre don pour financer : du matériel scolaire (craies, cahiers, livres, jeux) des trousses scolaires pour les enfants.

Comment faire ?

Nous adresser à l’adresse du Siège un chèque comportant le but de votre don, accompagné de vos coordonnées complètes (pour l’accusé de réception et le reçu fiscal).

Ou nous adresser un virement et simultanément par mail au Siège ou à : benovie.tde@orange.fr, votre vœu et vos coordonnées complètes (pour l’accusé de réception et le reçu fiscal).

Promotion féminine

Que faisons nous ?

Alphabétiser les filles, ou les toutes jeunes femmes, leur apporter une formation « ménagère » (hygiène, cuisine, puériculture, sensibilisation à la santé de la femme) leur enseigner un métier, c’est leur permettre de devenir assez autonomes pour s’occuper mieux de leurs futurs enfants et faire face aux aléas de la vie. Le mariage est encore un passage obligé dans des milieux traditionnels.

A Kaya nous avons aidé le Cours de couture du groupement féminin Yam La Tuuma.

1 500€ annuels depuis 2002

Les jeunes filles reçoivent une formation professionnelle en couture et un enseignement de l’économie sociale et familiale.

Elles ont à la sortie une attestation de formation. Les 4 premières sont devenues professionnelles, grâce à une aide à l’équipement en machines.

A partir de 2010 nous diminuons notre soutien et ce cours devient progressivement autonome.

A Dédougou, avec le CSPS (Centre social et de promotion sociale) des Sœurs de St Joseph : nous soutenons 7 classes accueillant des filles de tous les âges, alphabétisées pour les amener jusqu’au certificat d’études primaires (CEPE) avec une part d’enseignement ménager, et un cours de langue mooré. Certaines ont pu poursuivre leurs études en cycle secondaire. Une dizaine venant de villages éloignés sont parrainées en familles d’accueil.

4574€/an.

Que pouvez-vous faire ?

Soutenir l’action avec un parrainage collectif : 18€ / mois ou 54€/trimestre ou 216€/an ; ou don ponctuel.

Comment faire ?

Nous adresser un mail ou un courrier à l’adresse du Siège ou à : benovie.tde@orange.fr, comportant votre vœu. On vous proposera en retour le dossier de l’action.

Domaine de la santé

Que faisons nous ?

– Dans la région de la Boucle du Mouhoun, dans la région de Kaya nous luttons contre la mortalité maternelle et infantile par la construction depuis 30 ans de 5 centres de santé

et logements d’agents, de 2 maternités villageoises.

Budget : de 3000 à 30 000€ par projet selon les demandes des communautés villageoises, en accord avec les autorités sanitaires qui nomment et salarient les agents de santé.

Bénéficiaires : les ruraux déshérités habitants de plusieurs villages d’un secteur (certains villages se trouvaient jusqu’à 25km du dispensaire le plus proche, ou dans un village qu’on ne peut quitter par fortes pluies) : environ 10 000 par Centre.

Les objectifs : soigner les malades, épargner des vies d’enfants et de mamans, suivre la santé et la croissance jusqu’à 5 ans ; mais aussi proposer le contrôle des naissances, promouvoir la vaccination, et toutes les campagnes de sensibilisation par voies d’affichage (droits des femmes, lutte contre le paludisme, connaissance du VIH SIDA, etc).

A Dédougou depuis 30 ans « Lève toi et marche centre de rééducation et d’appareillage ».

lutte contre le handicap moteur : des personnes sont rééduquées et /ou appareillées. Elles sont aussi soutenues socialement (médicaments, soins, alimentaire, vêtements).

Nous apportons un soutien financier, effectuons des envois de matériels : fauteuils, appareillages, chaussures…

Que pouvez-vous faire ?

Soutenir l’action avec un don ponctuel, ou en organisant une collecte, une manifestation au profit des actions.

Comment faire ?

Nous adresser à l’adresse du Siège un chèque comportant le but de votre don, accompagné de vos coordonnées complètes (pour l’accusé de réception et le reçu fiscal).

Ou nous adresser un virement et simultanément par mail au Siège ou à : benovie.tde@orange.fr, votre vœu et vos coordonnées complètes (pour l’accusé de réception et le reçu fiscal).

Aides matérielles diverses

Que faisons nous ?

Depuis 2003 pour l’ensemble des actions soutenues à Nouna, Boulsa, Dédougou, Bobo, Kaya, Lekuy :

– Transports : Envois de 2 conteneurs+ m3 dans d’autres conteneurs, mais aussi par colis postaux, bagages: matériels d’équipement, médicaments, matériel scolaire, puériculture, vêtements, lait, livres, jeux éducatifs…

Pour équiper le Foyer, les actions (mobilier, informatique..) soigner (médicaments, rénutrition, lait, matériels), éduquer (livres, jeux éducatifs, tableaux… ) habiller, chausser …

Aujourd’hui nous expédions grâce à l’aide des couples adoptifs des matériels ciblés et donnés.

Pour mémoire, prix du conteneur : 250€/m3 matériel de valeur très supérieure

Pour mémoire, prix du conteneur : 250€/m3 matériel de valeur très supérieure.

Que pouvez-vous faire ?

Si vous êtes proche de nos sites, proposer du matériel : celui-ci devra être propre, complet et en bon état (vérifier le fonctionnement de tout appareil électrique. L’apporter à l’un de nos locaux.

Si vous voyagez au Burkina Faso, vous pouvez nous réserver une place dans vos bagages…

Comment faire ?

Adresser un mail au Siège, ou à : benovie.tde@orange.fr, nous ferons en sorte de vous répondre.


Nos appuis

Municipalités, Conseils généraux : subventions de fonctionnement (150à 250€/an) ; Conseil Général du Gard 2 000€ en 2009.

Ressources essentielles : les 18 groupes TDE, avec les bénévoles qui mènent des activités rémunératrices ( boutique de fripes, braderies, lotos, repas dansants, ventes de confitures, d’artisanat, de livres sur internet…) les parrains individuels et collectifs (« parrains d’actions »), les donateurs.

Nos relais sur place :

Principalement Georges Kouda, instituteur, qui est venu à nos côtés depuis 10 ans, est devenu notre responsable local, a créé l’association burkinabè Terre des Enfants. Il a imaginé et créé tout ce qui est à Nouna, ses grands projets tous azimuts pour l’aide à l’enfance en détresse.

Ses amis et promotionnaires, rencontrés un peu partout, coups de pouce amicaux et parfois décisifs.

Et Colette, épouse et soutien de Georges, co-éducatrice et gardienne du Foyer quand il s’absente, animatrice du groupement féminin, promotrice du secrétariat, responsable des parrainages (faire les comptes, donner des nouvelles, distribuer l’argent, et donner un repas…) et hôtesse si patiente et accueillante pour les divers invités secondée par leur nièce

Ainsi que Maïmouna qui partage également son savoir de la couture au sein du groupement féminin (et fabrique des sacs et vêtements revendus au profit des actions).

Les religieux(ses) Dédougou.

Stéphane Saba et Claude Hien Ollo les infirmiers pour Kanu,

Maxime Bonkoungou le professeur de couture de Kaya et sa femme,

Mme Gnifoa pour la maison- orphelinat de Nouna.

Le Covid-19 n’a pas de frontières et rajoute la maladie là où la misère et l’oubli font déjà des ravages.

« Terre des Enfants » poursuit et poursuivra la sauvegarde des enfants auxquels nous venons en aide.

Nous comptons aussi sur l’aide de chacun d’entre vous pour avoir les finances nécessaires pour soutenir notre effort, maintenant que nos manifestations ont été annulées, maintenant que certains donateurs ont d’autres priorités à gérer.

Nous avons besoin de vous et nous espérons que vous puissiez répondre présent par un don, aussi modeste soit-il. Chaque geste protège un enfant et apporte à chacun une grande fierté.

FAIRE UN DON EN LIGNE