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Mission à Tamatave – Avril 2019

J’ai effectué un séjour à Tamatave (Madagascar) du 17 au 25 avril 2019, mandaté par l’association gardoise de « Terre des Enfants ».
Ce séjour m’a permis de visiter l’ensemble des centres qui constituent l’ONG « Terre des Enfants – Malagasy », de rencontrer leurs responsables, de pouvoir échanger avec eux et avec leurs équipes. Ces différentes visites et rencontres ont permis une mise à niveau sur bon nombre de sujets d’actualité, de cerner plus précisément certaines difficultés de terrain et d’entrevoir ensemble des perspectives d’évolution.

Jacques Monteil

Romy et Claudine les responsables financières et administratives

ONG Siège : Maison de Pierre (MDP)

L’équipe de direction de la MDP est bien structurée et à toutes les compétences pour gérer l’ensemble des centres placés sous sa
responsabilité. La mise en place des outils de communication (Skype & Messenger) va permettre d’établir un lien plus direct avec les membres du Conseil d’Administration de « Terre Des Enfants » et avec les référents.
Mardi 23 avril, nous nous sommes réunis avec l’ensemble des chefs de Centre, avec Romy (la responsable financière) et avec Claudine (la responsable administrative).

1 – Mieux communiquer :
Nous avons convenu que la solidarité devait être optimum parmi les salariés locaux devant une réalité financière affectée par une baisse générale des donateurs enclins à une certaine prudence.
Ce sont les responsables de centre qui sont au cœur des échanges et qui peuvent les favoriser encore plus.

2 – Mieux gérer les dépenses :
La responsable financière est au cœur du dispositif et des échanges avec chaque responsable de centre. Aussi, il était important de rappeler le respect de certaines règles :
• Justification obligatoire de toutes les dépenses.
• Discipline budgétaire à respecter dans l’intérêt commun.

3 – Trouver des ressources locales plutôt que réduire les dépenses :
• Optimiser la gestion des chambres d’hôte.
• Organiser des manifestations : kermesse avec vente de produits, concerts, etc…
• Imaginer de nouvelles activités (ex : Création de l’atelier des chefs avec Fabrice).

L’équipe encadrante de la Maison Antoine :
devant : Jacques (TDE) et Romy (ONG)
derrière : Béa, Jeannette, Claudine (ONG), Annou et la lessiveuse

Foyer « Maison Antoine« 
Visite vendredi 19 avril

Jeannette (la responsable de centre) nous a accueillis avec Béa (l’éducatrice) et Annou (l’assistante sociale).
La Maison Antoine accueille 18 enfants dont certains destinés à l’adoption internationale. Elle fonctionne avec 14 salariés.
Les enfants se portent bien. Le budget du centre devra être plus centré sur l’alimentation et sur l’habillage. En outre, des travaux d’étanchéité sont a entreprendre sur la toiture des coursive. Les travaux sont à prioriser avec une mise en concurrence classique (au moins 2 devis pour éviter tout conflit d’intérêt).
Sébastien est naturellement chargé de faire exécuter les devis selon les normes spécifiques requises.

La communication au niveau de l’équipe encadrante de la Maison Antoine doit permettre de surmonter bon nombre de difficultés et d’améliorer la dynamique de groupe.
J’ai rappelé la nécessité de travailler ensemble sur la construction des rapports, de s’entraider afin de replacer toujours le sort des enfants au premier plan.

Les réunions avec l’équipe dirigeante de l’ONG restent nécessaires pour assurer un suivi efficace des activités propres à la Maison Antoine

Le personnel de l’école Antoine autour de Mme Seheno

École Antoine
Visite jeudi 18 avril

L’écolage mensuel devra être revu à la hausse : Actuellement l’écolage est de 6000 Ar en primaire et de 7000 Ar en préscolaire. Soit un montant annuel de (6000174+700092)*10 mois = 16 880 000 Ar (soit 4 220 €)
Il sera augmenté à 10 000 Ar à la rentrée prochaine, mais cela peut paraitre insuffisant comparé aux tarifs constatés dans les écoles voisines qui varie entre 15 000 et 30 000 Ar.
Proposition de Romy et Claudine : Relever l’écolage au tarif plancher constaté : 15 000 Ar et 10 000 Ar pour les plus nécessiteux (20% des élèves). Cette mise à niveau correspondrait à un gain annuel de plus de 5 000 €.

Auto-financement : A l’initiative de Romy, Claudine, Mme Seheno (responsable de l’école), nous avons exploré quelques sources possible :
• Ouverture de la cantine un jour sur deux
• Trouver un partenariat avec une association de parents d’élèves
• Organiser des manifestations : Kermesses, spectacles, etc..
• Dynamiser la location des 3 chambres d’hôtes

Sébastien, Mme Vola et Fabrice avec la promotion 2019

Ecole de formation professionnelle « Femme à Venir » (FAV)
Visite mercredi 24 avril

La promotion compte 19 jeunes filles dont 13 en cuisine et 6 en couture.
Les examens ont lieu en octobre : Un examen national pour la couture et un examen régional pour les autres matières.
La réussite des élèves est difficile à évaluer du fait qu’il y a un délai entre le moment de l’obtention du diplôme et le moment où elles ont l’âge pour postuler à un emploi. Les notes et appréciations de stage sont de fait les seuls indicateurs exploitables.
Le stage pratique n’excède pas 2 semaines aujourd’hui. L’objectif serait d’aller vers une durée de stage de un ou deux mois. Nous aurons donc un rôle à jouer au sein du « Groupement des Établissements privés de Tamatave » pour développer notre réseau, et espérer ainsi décrocher plus
de stages.
Les différence de niveaux entre les élèves requiert un enseignement adapté. Les enseignants doivent faire face à cette réalité et penser à transmettre avant tout le goût de la matière à étudier.
La maîtrise des langues étrangères est à développer davantage dans un pays où les offres de service sont en relation avec le tourisme : Le français en priorité.

Comptabilité : Tous les frais doivent être justifiés.
Par ailleurs, une vigilance s’impose sur les retards de paiement de l’écolage qui est dû en début fin du mois. Mme Vola (responsable FAV) propose d’intégrer l’école au « Groupement des Établissements Privés à Tamatave » afin de pouvoir obtenir des subventions. Jacques Monteil propose de faire l’essai a la nouvelle rentrée et faire le bilan en fin d’année scolaire pour évaluer le bénéfice.

Cours d’Informatique : Sébastien, le formateur, a un rôle essentiel à jouer pour intéresser les élèves à ce domaine, qui offre aujourd’hui de nombreux enplois (ex : les centres d’appels délocalisés).

Cours de Français : Mme Jeannine (directrice de l’ONG) donne les cours de français. Le français est un apprentissage essentiel dans un pays francophone ouvert au tourisme. Le personnel de direction devrait également pouvoir se perfectionner au français. Pour cela, les pistes suivantes pourraient être étudiées :
• L’Alliance Française propose des cours collectifs de 80 000 Ar par personne et par trimestre.
• Trouver un enseignant pour enseigner les 2 h de français par semaine à FAV et à l’équipe encadrante.

Cours de couture : Mme Vola (responsable du centre de formation) anime également l’atelier de couture. Les élèves se montrent très intéressées par cette activité fondamentale à Madagascar. Les réalisations rivalisent de finesse, de couleurs et de créativité. Le matériel réformé a pu être revendu. C’est une source d’autofinancement appréciable.

Cours de cuisine : Fabrice assure les cours et possède des compétences et un potentiel qui devrait pouvoir être mieux utilisé.
Il a émis un certains nombre d’idées qui ont été relayées par l’équipe de direction :
• Développer « L’art de la table » en investissant dans du matériel approprié.
• Développer davantage l’image de FAV et de TDE : Une ONG avec du personnel compétent.
• S’ouvrir à l’extérieur par la création de l’Atelier des chefs.
Vendre des produits (ex: bûche de Noël).
Ouvrir une gargote dans les locaux du dispensaire.

L’équipe encadrante du foyer autour de Anita
(en bas à droite)

Foyer d’Olombaovao
Visite vendredi 19 avril

Les jeunes sont biens portants, heureux, bien habillés. La scolarité va du CM1 à la terminale. Les notes scolaires sont très bonnes, seul 2 enfants flirtent avec la moyenne.
Quelques problèmes de discipline persistent au niveau du groupe des jeunes filles. C’était l’occasion d’un rappel à l’ordre pour prévenir le risque de « contamination » car les enfants parrainés se doivent de respecter la discipline du foyer.
Cependant, il souffle un vent de bien-être et de bonne humeur dans ce foyer. Anita est une responsable confirmée. Elle a de l’autorité. Elle a de l’autonomie pour régler les problèmes à son niveau en utilisant son réseau de proximité. Elle n’intervient auprès de la direction que sur des problèmes qu’elle ne peut pas résoudre par elle-même.
Le contrat du second gardien Clément a été régularisé. La rénovation des clôtures est à l’ordre du jour, et les gardiens sont volontaires pour en assurer la main d’œuvre.
C’est un centre qui fonctionne particulièrement bien car l’équipe d’encadrement y joue parfaitement son rôle.
Anita a récupéré le kit de badminton que Jacques Poulet m’avait remis.

Un groupe d’étudiants :
Silvano, Mampiaona, Kateachia, Marie-Lydia et Maria

Les étudiants
Rencontre mercredi 24 avril

Maria est en 3ème année d’environnement, elle est parrainée par Béatrice Carlos, elle est boursière. Elle souhaite avoir un appareil photo pour pouvoir faire des reportages sur les plantes dans le cadre de ses études.
Marie Lydia est en 1ère année en droit, elle est parrainée par Pascaline Thiébaud.
Kateachia est en 1ère année de gestion. Elle souhaiterait avoir un ordinateur pour faire ses études.
Nico et Mampiaona (Campus) ont reçu leurs ordinateurs portables.
Silvano est en 1ère année de gestion, il est parrainé par le groupe Vergèze.
Il souhaiterait avoir un ordinateur pour faire ses études.

Un groupe de filleul(le)s

Les filleuls
Rencontre mardi 23 avril

Les filleuls et leurs familles ont été heureux de recevoir le courrier en provenance de leurs parrains et marraines de France. Ils sont très en demande de nouvelles car ils mesurent ainsi combien on s’intéresse à eux. Un constat s’impose : Les délais d’acheminement du courrier sont trop longs. A l’heure d’internet et de la messagerie électronique on peut et on doit pouvoir réduire considérablement ces délais et gagner ainsi en proximité auprès des enfants que nous parrainons.

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